mardi 19 octobre 2010

besiktas, la foule




Les deux premières photos ont été prises dans les rues piétonnes de besiktas, avec le marché au poisson.
Les deux dernières ont été prises sur barbaros boulvari : le boulevard de barberousse. Il apparaît beaucoup plus paisible qu'il n'est en réalité parce que vous n'avez pas le fond sonore rempli de klaxons, de bruits de moteur, et des hurlements des vendeurs en tout genre. Il mène directement à la mer.

besiktas






quelques photos des environs de ma maison. Ma rue, la côte qui manque de m'asphixier à chaque fois que je rentre chez moi et, enfin, ma maison.

samedi 2 octobre 2010

visite de topkapi





Avec Marion et Gamze, nous avons visité le palais des sultans ottomans, topkapi (prononcer topkape). Il envoie du pâté. Non, non, vraiment, chouette baraque. Mes collègues iepiens vont se trémousser d'excitation sur leur siège : la première photo a été prise dans la salle du conseil, où les décisions importantes de l'empire ottoman étaient prises. Le sultan observait la réunion derrière une grille mais ne se mélangeait pas avec ses vils conseillers.

la fin des vacances

Aujourd’hui, dimanche 26 septembre, sonne le glas de mes vacances. Après quatre mois de glande éhontée, au bord du canal de Nantes à Brest, dans les froids open-spaces de la SG, ou au bord du Bosphore, je dois me résoudre à une réalité plus que déprimante : je dois retourner à l’école !
Ça avait déjà commencé à sentir le roussi lundi dernier quand j’ai eu ma journée d’orientation – l’antichambre de l’enfer-. Pour preuve, une psychologue nous a fait un discours d’une demi-heure sur les conséquences psychologiques d’un semestre en erasmus. Est-ce que je dois m’inquiéter ? Fort heureusement, ma conscience est totalement anesthésiée par mon absence de rythme de vie depuis mon arrivée à Istanbul. Mais il ne faut pas blâmer mon petit être sensible. Si je suis tellement crevée, c’est la faute de la Efes, la mauvaise bière turque. Mais maintenant que j’ai identifiée la coupable de ma léthargie, soyez sûr que je vais remédier à ce problème en passant au raki.
Toujours est-il que j’ai dû m’inscrire vendredi dernier. L’après-midi a été assez folklo. J’avais rendez-vous vendredi après-midi pour mon inscription à la fac et ce n’était qu’ensuite que je pouvais m’inscrire pour mes cours. Comme toute bonne française qui se respecte, on me donne un rendez-vous, j’attends le jour du rendez-vous. Je sentais bien que ça ferait un peu juste pour m’inscrire mais inch’allah, y’avait pas de problème. Mais en fait mon après-midi a été une course contre la montre. Accompagnée des assistants forts sympathiques du département de sciences politiques, j’ai couru après les autorisations des profs pour assister au cours ; cours que j’ai choisis à la va-vite parce qu’il n’y avait plus de places dans ceux que je voulais au départ. Enfin bref, après cet élan d’héroïsme universitaire, je me retrouve avec des cours improbables et un emploi du temps gruyère. La déprime m’a un peu gagné vendredi soir mais, encore une fois, les soirées du week-end ont soigné mon moral. Merci la Efes.

Comme raconté précédemment, j’ai dû quitter l’échangeur autoroutier qui me tenait d’appartement pour trouver quelque chose de plus calme. Du coup, j’ai emménagé dans une auberge espagnole où vivent 10 autres personnes. Je suis assurée d’avoir le calme ! La maison est à Besiktas. C’est un quartier très sympa, au bord du bosphore, avec des rues piétonnes remplies de restaurants et de petits magasins.
Hier, j’ai été au marché de Besiktas : c’est une halle gigantesque sur deux étages. Au premier étage, les marchands de légumes se concurrencent respectueusement, sans trop de chahut. Par contre, au deuxième étage, les vendeurs de chaussettes et de sous-vêtements s’époumonent pour attirer les clients, montent sur les étals, lancent les vêtements dans les airs…Au milieu des étalages de vêtements bon marché, quelques vendeurs de DVD piratés et d’objets de déco kitsch se sont égarés. Et bien sûr, les vendeurs ambulants de thé circulent entre les allés, car les turcs ne survivraient pas très longtemps sans un bon petit çay (thé). Ils y ajoutent juste ce qu’il faut de sucre pour se réconforter au milieu de la tourmente stambouliote. D’ailleurs, je deviens aussi pas mal accro au thé. J’en bois au moins un tous les jours. Celui que je préfère, c’est celui de la fin d’après-midi, que je prends de préférence au bord du bosphore pour admirer la vue.

J’ai aussi eu le temps de visiter les lieux touristiques les plus connus d’Istanbul, comme Sainte-Sophie, la mosquée bleue et le grand baazar ; des lieux très beaux mais remplis de touristes. Pour résumé, ce n’est pas là que se trouve la Turquie. Je retiendrai quand même la visite de la mosquée bleue au moment de la prière. C’était très apaisant de se laisser bercer par le chant du mollah (j’espère que c’est le bon nom) pendant cette période de débordement émotif dû à mon installation en Turquie.
L’autre endroit très fréquenté par les touristes est le quartier de Taksim. En réalité, ils sont noyés dans la masse des stambouliotes. Si vous croyiez les embouteillages d’être humains impossibles, rendez vous sur l’avenue Istiklal le vendredi soir entre 18h et 22h. Les étudiants erasmus se perdent avec joie dans les nombreux bars et discothèques des environs. Plus vous avancez dans l’avenue, plus la bière vous reviendra chère. Au bout de l’avenue, à Tünel, les brebis égarées paieront 10 liras (5 euros) au lieu des 3 liras pratiqués au début de l’avenue pour une bière. Mais on se console vite devant la vue magnifique vue du Bosphore illuminé par les lumières de la ville qu’on peut avoir sur les terrasses des bars.

Voilà, excusez-moi pour la tendance « guide touristique » de la dernière partie, mais elle envoie du rêve, hein ?

vendredi 17 septembre 2010

balade le long du bosphore





premières photos




La vue de mon premier appart. Là, il n'y a pas beaucoup de voitures parce que c'est le premier jour de bayran, la fête de rupture du jeûne après le ramadan. C'est la fête pour mes oreilles aussi.

mercredi 8 septembre 2010

En direct d'Istanbul

Premier article pour donner mes premières impressions de la ville. Déjà, je suis bien arrivée. Nos amies turques sont venues nous chercher à l’aéroport et heureusement parce que le premier contact avec la ville a été assez déroutant. Moi qui vient deux passer trois mois dans ma cambrousse treillièraine, je me retrouve dans une ville gigantesque, au milieu des embouteillages.

Après un petit fast-food turc, nous nous sommes rendues à mon appartement que j’avais trouvé sur internet avant mon arrivée. Ma colloc, Muge, a l’air très sympa…plus sympa que son appart qui est perdu au milieu de la tourmente stambouliote. En fait, après trois nuits passées dans l’appartement, je me suis décidée à en changer. Il est très bien situé, en plein centre ville, mais c’est justement de là que vient le problème : de jour comme de nuit, les voitures passent sous ma fenêtre dans un bruit tonitruant. Les stambouliotes sont des afficionados du klaxon, c’est un sport national. Le klaxon, c’est tout un langage. Ça peut vouloir dire : « dégage de là », ou « j’en ai marre des embouteillages », ou « pauvre piéton, si tu ne montes pas sur le trottoir très vite, je vais t’écraser sans pitié » (si si, le langage klaxon est très élaboré). Pour pouvoir dormir la nuit, je me métamorphose en ninja de la nuit « combattant pour un sommeil juste et réparateur », boules quiès dans les oreilles et écharpe sur les yeux. Enfin bref, il faut que je me trouve un appart dans un coin vivable.

Avec Marion, on découvre la ville tranquillement. Ça consiste surtout en un repérage des transports en communs. Dans une ville aussi grande, c’est essentiel. Par exemple, dans les annonces pour les locations d’appartement, les propriétaires s’amusent à décrire en détail tous les transports disponibles à proximité avant même de parler de l’appart.

Dès notre arrivée à l’aéroport, on a remarqué des affiches qui disaient « HAYIR » mais surtout « EVET » parce que le 12 septembre, dimanche prochain, aura lieu un référendum très important. L’AKP souhaite modifier la constitution, notamment pour donner moins de pouvoir à l’armée. Une des conséquences serait la perte de l’indépendance de la justice par rapport au parti au pouvoir, indépendance déjà assez mince apparemment. C’est ce que j’ai pu en comprendre mais j’avoue que je suis un peu perdue dans la vie politique turque pour l’instant. En tout cas, la campagne bat son plein. Une petite camionnette diffuse des slogans bien kitsch toute la journée en bas de ma fenêtre : « EVET istanbul…democrasi » (pour ce que j’ai pu en comprendre).

A part ça, mes cours ne commencent que dans deux semaines donc je vais avoir le temps de visiter la ville et peut-être même de faire une petite excursion sur la côte méditerranéenne. Hier, on a été visité la mosquée bleue et Sainte-sophie avec Marion et Anna. Cette petite parenthèse touristique nous a fait du bien après des journées remplies par les recherches d’appartement (taudis & compagnie) et les moments de stress. Depuis mon arrivée je fais le yoyo entre une humeur fantastique et une désespérance fatale. En tout cas, je relativise ce qui peut m’arriver et je deviens fataliste : c’est bouddha qui l’a voulu !